{"id":8570,"date":"2026-01-28T13:53:49","date_gmt":"2026-01-28T13:53:49","guid":{"rendered":"https:\/\/ohorongo.eco\/?p=8570"},"modified":"2026-01-28T14:25:05","modified_gmt":"2026-01-28T14:25:05","slug":"tracking-desert-elephants-how-ohorongo-became-a-key-wildlife-corridor-in-north-west-namibia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ohorongo.eco\/fr\/tracking-desert-elephants-how-ohorongo-became-a-key-wildlife-corridor-in-north-west-namibia\/","title":{"rendered":"Sur les traces des \u00e9l\u00e9phants du d\u00e9sert : comment Ohorongo est devenu un corridor faunique essentiel dans le nord-ouest de la Namibie"},"content":{"rendered":"<p>Ils arrivent discr\u00e8tement, comme une habitude. Toutes les quelques semaines, nos cam\u00e9ras et le sable fin des lits de rivi\u00e8re d\u2019Ohorongo nous racontent la m\u00eame histoire\u00a0: les \u00e9l\u00e9phants sont de retour, suivant leurs anciens itin\u00e9raires \u00e0 travers les terres arides du nord-ouest de la Namibie.<br><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Comment les \u00e9l\u00e9phants nous trouvent<\/span><\/strong><br>Ohorongo se situe au c\u0153ur d'un vaste territoire bien connu des \u00e9l\u00e9phants, qui s'\u00e9tend de la rivi\u00e8re Ugab jusqu'\u00e0 Etosha et traverse des exploitations g\u00e9r\u00e9es par l'ERP. Les colliers \u00e9metteurs pos\u00e9s sur les matriarches et quelques m\u00e2les r\u00e9v\u00e8lent comment diff\u00e9rents troupeaux se d\u00e9placent dans cette mosa\u00efque de parc national, de r\u00e9serve naturelle priv\u00e9e, de zones de conservation communautaires et d'exploitations agricoles commerciales. Certains, comme les \u00e9l\u00e9phants \u00e9quip\u00e9s de colliers dans la zone de l'ERP, font une boucle \u00e0 travers Ohorongo dans le cadre d'un circuit plus large, puis se dirigent vers les exploitations et les zones de conservation voisines avant de revenir. <\/p>\n\n\n\n<p>Les chercheurs utilisent d\u00e9sormais la \u00ab th\u00e9orie des circuits \u00bb pour cartographier ces voies de migration, consid\u00e9rant le paysage comme un tableau \u00e9lectrique\u00a0: les lits de rivi\u00e8res, les pentes douces et les p\u00e2turages abondants favorisent les d\u00e9placements, tandis que les cl\u00f4tures, les pentes abruptes et les villages les freinent. Sur ces cartes, Ohorongo et les fermes ERP voisines apparaissent comme un corridor essentiel, un maillon d\u2019une cha\u00eene qui s\u2019\u00e9tend de l\u2019Ugab jusqu\u2019\u00e0 Etosha.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"686\" height=\"652\" src=\"https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136562.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-8572\" srcset=\"https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136562.png 686w, https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136562-300x285.png 300w, https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136562-13x12.png 13w\" sizes=\"(max-width: 686px) 100vw, 686px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Un rythme r\u00e9gulier dans un lieu rude<\/strong><\/span><br>Dans cette savane hyperaride, la survie d\u00e9pend du mouvement. Les pluies sont irr\u00e9guli\u00e8res, le niveau des eaux de surface fluctue, et les \u00e9l\u00e9phants r\u00e9agissent en \u00e9tendant et en r\u00e9duisant leur territoire, qui peut parfois couvrir des centaines, voire des milliers de kilom\u00e8tres carr\u00e9s en une ann\u00e9e. Les troupeaux \u00e9quip\u00e9s de colliers \u00e9metteurs restent rarement sur un seul type de terrain\u00a0; sept des huit femelles \u00e9tudi\u00e9es passaient r\u00e9guli\u00e8rement d\u2019une r\u00e9serve communautaire \u00e0 l\u2019autre, entre les exploitations agricoles commerciales, les concessions gouvernementales et le syst\u00e8me d\u2019Etosha.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour nous, \u00e0 Ohorongo, cela signifie que leurs visites suivent d\u00e9sormais un rythme bien \u00e9tabli. Nous observons des d\u00e9placements plus longs et plus tranquilles le jour, lorsqu'ils se trouvent sur des terres prot\u00e9g\u00e9es et d\u00e9di\u00e9es \u00e0 la conservation, puis un passage \u00e0 des d\u00e9placements plus nocturnes et \u00e0 des pas plus courts lorsqu'ils s'aventurent dans des zones agricoles non prot\u00e9g\u00e9es. Ils arrivent souvent par les m\u00eames berges, se reposent et se nourrissent dans des bosquets familiers, puis s'\u00e9chappent par les m\u00eames points bas des cl\u00f4tures qu'eux et d'autres animaux sauvages ont d\u00e9j\u00e0 emprunt\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"635\" height=\"460\" src=\"https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136566.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-8573\" srcset=\"https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136566.png 635w, https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136566-300x217.png 300w, https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136566-18x12.png 18w\" sizes=\"(max-width: 635px) 100vw, 635px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Cl\u00f4tures, conflits et nouvelles opportunit\u00e9s<\/span><\/strong><br>Chaque visite d'\u00e9l\u00e9phant soul\u00e8ve des questions juridiques complexes. Les colliers \u00e9metteurs ont enregistr\u00e9 plus d'un millier de franchissements de cl\u00f4tures en un an dans l'ensemble du territoire, notamment des dommages r\u00e9p\u00e9t\u00e9s \u00e0 la cl\u00f4ture v\u00e9t\u00e9rinaire nationale, les \u00e9l\u00e9phants se d\u00e9pla\u00e7ant vers le sud \u00e0 la recherche de nourriture et d'eau. Lorsqu'ils quittent Etosha pour p\u00e9n\u00e9trer sur des terres priv\u00e9es ou entre exploitations agricoles commerciales et communautaires, ils ne se contentent pas d'estomper les fronti\u00e8res \u00e9cologiques\u00a0; ils soul\u00e8vent \u00e9galement des questions juridiques relatives \u00e0 la gestion des maladies, \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 de la faune sauvage et \u00e0 la responsabilit\u00e9 en cas de dommages.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, ce m\u00eame mouvement commence \u00e0 faire \u00e9voluer les mentalit\u00e9s sur le terrain. Autour de nous, certains agriculteurs d\u00e9laissent l'\u00e9levage bovin traditionnel au profit du tourisme, de la chasse aux troph\u00e9es et de la gestion mixte de la faune sauvage \u2013 des mod\u00e8les d'\u00e9levage qui consid\u00e8rent les \u00e9l\u00e9phants comme un atout<br>plut\u00f4t que comme une menace. Dans notre voisinage imm\u00e9diat, la recherche et l'acquisition de terres, soutenues par le programme ERP, permettent de relier les exploitations agricoles pour former un sanctuaire plus perm\u00e9able, transformant les itin\u00e9raires privil\u00e9gi\u00e9s des \u00e9l\u00e9phants en corridors am\u00e9nag\u00e9s plut\u00f4t qu'en failles accidentelles dans une cl\u00f4ture.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"350\" src=\"https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136567-1024x350.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-8574\" srcset=\"https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136567-1024x350.png 1024w, https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136567-300x102.png 300w, https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136567-768x262.png 768w, https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136567-18x6.png 18w, https:\/\/ohorongo.eco\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/136567.png 1116w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Ce qu'Ohorongo apprend<\/span><\/strong><br>Vivre sur un corridor \u00e9cologique signifie que nous ne pouvons pas concevoir Ohorongo comme une \u00eele. Les m\u00eames \u00e9l\u00e9phants qui s\u00e9journent paisiblement de notre c\u00f4t\u00e9 pourraient demain s'aventurer sur des terres moins accueillantes, et nos d\u00e9cisions ont des r\u00e9percussions bien au-del\u00e0 de nos fronti\u00e8res. C'est pourquoi nous nous sommes engag\u00e9s \u00e0 soutenir le port de colliers \u00e9metteurs, le suivi en temps r\u00e9el via des plateformes comme EarthRanger, et la planification collaborative avec les parcs, les r\u00e9serves et les propri\u00e9taires fonciers voisins.<br><br>Over time, we hope that the \u201cregular pattern\u201d we see\u2014the quiet reappearance of familiar herds\u2014becomes the backbone of a consciously managed landscape-wide network. If policy can evolve to recognise corridors, and fencing rules adapt to smarter, more flexible systems, then elephants will keep doing what they have always done here: walking the drylands in wide, deliberate loops, pausing at places like Ohorongo that choose to make space for their return.<br><br><span style=\"text-decoration: underline;\">Sources<\/span><br>Morgan-Hauptfleisch of the Namibian Nature Foundation Q3 Elephant Quarterly 20251212-35<br>\u201cExploring implications of elephant movements between land use types in a semi-arid savannah landscape\u201d by Morgan Hauptfleisch et al<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>They arrive as quietly as a habit. Every few weeks, our cameras and the soft sand in Ohorongo\u2019s riverbeds tell us the same story: elephants are back, following their old routes across north-west Namibia\u2019s drylands. How the elephants find usOhorongo sits inside a larger landscape that elephants know well, stretching from the Ugab River up [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":8571,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[63,65],"tags":[],"class_list":["post-8570","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-namibia","category-travel"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ohorongo.eco\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8570","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ohorongo.eco\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ohorongo.eco\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ohorongo.eco\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ohorongo.eco\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8570"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/ohorongo.eco\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8570\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8576,"href":"https:\/\/ohorongo.eco\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8570\/revisions\/8576"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ohorongo.eco\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8571"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ohorongo.eco\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8570"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ohorongo.eco\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8570"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ohorongo.eco\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8570"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}